photo: ©Y.Letoqueux

Critiques et Chroniques:

à la santé des chiens!

 

 

«(...) pour sa première incursion dans ce domaine, Michaël Moslonka parvient à nous intéresser au crime à la manière de certains maîtres américains du genre »

Christian Nowicki - L'Avenir de l'Artois, le 4 novembre 2010

 

 

 

 

le 31 juillet 2011

Chronique de Laurent Greusard

sur

le site de l'actu de la littérature policière K-libre (www.k-libre.fr )

 

 

le 18 août 2011

Chronique de Maud Kitsune G. sur histoires-de-romans.e-monsite.com

 

 

Le 26 mars 2011

Retour de lecture sur le blog de Sébastien Clarac

Voilà bien longtemps que je n’ai pas parlé de mes lectures. À ce sujet aussi il est temps de rompre le silence et de parler du roman, un polar, de Michaël Moslonka que je connais déjà comme auteur de SF ou de fantasy, le découvrir « polareux » valait le déplacement !

Un meurtre au pays des corons, à minuit, un flic tellement misanthrope qu’il n’a même plus la moindre estime pour lui-même. Et comble du pire ; il doit déjà côtoyer de jour les aspects les plus sombres de l’humanité, comme tout bon flic, voilà qu’en plus la nuit les chiens ont décidé de conspirer pour le torturer. Le monde lui en veut et Blake le lui rend bien ! Sans sa partenaire Amélie Laribi pour garder le cap dans ces méandres chaotiques l’homme et l’enquête seraient définitivement perdues… Maintenant n’est-il pas évident que plus on s’approche de la lumière et plus l’ombre que l’on projette est grande et profonde ?

Michaël nous décrit un Nord, qu’il connaît bien et moi pas du tout, d’une noirceur extrême. Polar oblige ou triste réalité ? Ce polar noir, et même très noir comme un café double trop serré en a le goût amer, comme cette parcelle de l’humanité en déroute qui est le triste quotidien de la police. Et ce n’est pas un ballon de rosé qui peut y mettre un peu de couleur. En attendant ce polar est parfaitement construit et Michaël parvient à conduire le lecteur sur une double intrigue ; policière bien sûr et humaine également et surtout. Et c’est bien cette dimension humaine qui donne à ce polar toute sa valeur. Un vrai plaisir de lecture et je dois me forcer à ne pas en dire plus pour ne pas gâcher le votre.

 

 

le 18 Février 2011

Chronique sur le canalblog de Liliba: Les lectures de Lili... 

Avec ce retour de lecture, le capitaine de police David Blacke devient un personnage de polar controversé.

 

(...) J'ai donc ouvert avec curiosité ce polar, pour me retrouver plongée en plein coeur du pays minier, dans la petite ville d'Auchel, dans le Nord, donc. La découverte macabre faite sur le parking du Mac Do du coin va vite déchaîner les passions dans cette région qui semble retirée de l'agitation du monde, mais qui n'en subit pas moins, en plus du marasme régional dû à l'arrêt de l'exploitation des mines, les travers de notre société moderne et tout particulièrement la bêtise et l'inculture ambiantes ainsi que la montée du racisme et des intégrismes, quels qu'ils soient... 

David Blacke, le capitaine de police, assisté de la lieutenante Amélie Laribi (la beurette de la police du coin, revenue sur les lieux de son enfance, intègre et intelligente) parviendra à déjouer les forces du mal qui rodent dans le patelin. Ou plutôt est-il plus juste de dire qu'Amélie résoudra l'affaire, car il semble que son supérieur ne soit pas toujours à la hauteur de la situation ni de son grade. Hargneux, cynique, misogyne, méchant gratuitement, il abreuve ses coéquipiers de sarcasmes et de remarques désobligeantes, tout à fait inadmissibles à mon goût. Il traite la jeune policière de « chienne policière à son maî-maître », se joue de la loi et de ses obligations, et rabaisse tous ceux qui croisent son chemin, tant les collègues du commissariat que les témoins ou suspects et est vraiment, mais vraiment très désagréable, voire même totalement insupportable.


(...) La jeune Amélie en prend vraiment plein la tête, réflexion désobligeante sur réflexion vexante et je me serais bien vue remettre proprement ce sale type à sa place par une réflexion bien cinglante de mon cru. On se demande d'ailleurs pourquoi la jeune femme manifeste autant de sollicitude vis à vis de son supérieur.

J'ai cependant beaucoup aimé le début de ce polar, et surtout l'intrigue qui est très intéressante et bien soutenue jusqu'à la toute fin du roman. Le style de l'auteur est incisif, parfois très drôle, avec cet humour au vitriol qui transparaît dans son personnage principal. Certaines phrases ou descriptions sont de véritables petits bijoux d'ironie, mais bien malheureusement, moi qui pourtant aime les flics un peu tordus et mal dans leur pompes (Adamsberg ou Jacobsen par exemple) je n'ai pas pu trouver celui-ci sympathique ni m'attacher à lui. Cela a entaché ma lecture et gâché beaucoup de plaisir, dommage.(...)
Le roman est cependant bien ficelé et vous pouvez vous y plonger si vous avez envie de régionalisme nordique et si les sales types ne vous font pas peur !"

 

L'intégralité de la chronique est à lire ici: liliba.canalblog.com  

 

 

 

Janvier & Février 2011

article dans le nº153 du mensuel de la culture en région Détours & des Nuits (édition Centre-Val-de-Loire et édition Poitou-Charentes).

 

Le 16 décembre

Une critique sur le blog Book en Stock

http://bookenstock.blogspot.com

 

Voilà un polar efficace, comme je les aime. Des phrases courtes, percutantes, rendent la lecture plus qu'agréable. Au travers du cynisme du Capitaine Blacke, l'auteur laisse transparaître sa vision de la société dans le pays des chtis. Le chômage, le racisme, la xénophobie, l'homophobie, bref les dérives de la société, tout est passé au crible avec un humour extra, souvent sarcastique.

Exemple, au sujet du choix des prénoms pour deux gamins dans une famille, Johnny et France:"Les politiciens de droite nous mentent: la chanson française fait plus de dégâts que l'immigration." page 60

J'adore ! Et des réflexions comme ça, il y en a à la pelle, c'est délicieux.

Des images aussi qui viennent de l'imagination fertile de Michaël Moslonka: "Il s'arrête et s'appuie contre un pylône (...) avant de se plonger dans la contemplation de ses chaussures qui stagnent au milieu d'une flaque d'eau. Elles ressemblent à deux îles de cuir." page 170

David Blacke n'en peut plus de sa vie de solitude, de sa vie de flic quand rien ne se passe. Il lui semble ne traquer que des bagarreurs en culottes courtes ou courser des boutonneux en scooter... Il n'en peut plus non plus d'entendre des foutus chiens se mettre à aboyer vers 22h 24, voire 25 ou 26 et ce jusqu'à minuit. A minuit, ils cessent d'aboyer...

Puis arrive le premier meurtre: un cadavre poignardé, langue tranchée, mais avec une croix gammée tatouée sur le torse. Réflexion de Blacke: "Le meurtrier de ce nazillon des bacs à sable devrait avoir une médaille..."

Et l'enquête de police s'enclenche, classique soit, mais passionnante. Le tandem Blacke-Laribi est sympa et fonctionne bien. Les meurtres s'accumulent et les pensées du Capitaine fusent.

Ce qui m'a plu également chez ce capitaine, c'est sa façon de surnommer tous les personnages qu'il rencontre, avec un humour caustique. C'est également sa façon de parier à tout bout de champs avec lui-même. Il a toujours un petit carnet sur lui, et contrairement à ses confrères, ce n'est pas pour noter les éléments de l'enquête mais ses paris ! Et il parie tout et n'importe quoi. Parfois il reconnaît dans sa tête qu'il va finir à poil... :))

L'enquête se termine, le méchant est appréhendé après avoir pu faire beaucoup de dégâts, sa motivation décortiquée... fin de l'histoire. Non, il reste un chapitre... les chiens ! On a enfin l'explication et on se marre !

C'est une lecture que je recommande à tous les amateurs de polar, à tous les amateurs d'humour noir, caustique et décapant. Personnellement j'ai adoré.

Dup

(lectrice passionnée)

 

L’intégralité de cette chronique est à lire sur le blog de Dup et Phooka en cliquant ICI

 

 

Le 21 novembre

Une chronique sur le blog Passion-Polar

 

(…) Mickaël Moslonka, nous campe avec  le flic David BLACKE, un ours mal léché, misogyne, qui ne respecte pas les codes, qui fait fi de l’autorité et des convenances. Car c’est un homme blasé, qui ne supporte ni l’imbécilité, ni la médiocrité des gens qui l’entourent et de cette société qu’il voit remplie de moutons écervelés. Il ne rentrera jamais dans la petite case dans laquelle on souhaiterait le faire rentrer. Seul son plafond, quand il est allongé sur son lit, lui sert de réceptacle à ses questionnements et ses pensées. Celui-ci a l’avantage de ne pas lui répondre.

Et pour couronner le tout il y a ses chiens qui ne cessent d’aboyer  et qui quotidiennement le tourmentent.

A priori ce David BLACKE est donc un personnage auquel on a du mal à s’attacher, à  trouver sympathique , tant il peut être bourru et cynique ( A priori , car sa collègue saura deviner malgré tout, que chez ce flic, bat encore un coeur qui ne s'est pas totalement transformé en pierre). Pour autant c’est sans doute ce qui en fait sa force et sa singularité, car lorsqu’il projette son fiel à la figure d’un supérieur ou qu’il dénonce les travers de ses contemporains, le passage peut s’avérer particulièrement  croustillant pour le lecteur.

Dommage cependant ( et c’est là que réside ma principale réserve concernant ce roman) que ces traits de caractère du personnage  soient un peu  trop forcés à mon goût. Tout est quasiment prétexte à Blacke pour délivrer une phrase acerbe ou une opinion, une pensée au vitriol. Et la fréquence trop rapprochée  de ce genre de réflexions incisives  en diminue, je pense, leur effet  percutant. Dommage donc, car l’auteur n’a pas son pareil pour décocher des coups de plumes tranchants au détour de ses phrases.  (…)

L’intégralité de cette chronique est à lire sur le blog Passion Polar en cliquant ICI

Eskalion

(lecteur et passionné de polars)

 

 

 

Le 9 novembre

une chronique de Claude Le Nocher sur son blog action-suspense

 

L’auteur nous présente donc un bel exemple de flic désabusé. Ancien vendeur en librairie ayant compris la bassesse humaine, David Blacke n’est pas seulement un être tourmenté. Il n’y a pas que les chiens du voisinage qui l’importunent. La meute de ses contemporains, pétris d’idées franchouillardes et de certitudes xénophobes, alimente sa misanthropie et un certain cynisme. “L’humidité qui sature l’air et la grisaille des cieux ont sur son état d’esprit un effet d’allégresse malsain : il exulte à l’idée de tous ces gens qui se lamentent sur la météo pourrie.” Moins drôle que dans les "Brèves" de J.M.Gourio, la clientèle du bar Le Joker est l’illustration de l’abêtissement général. Néanmoins, ces vains aboyeurs sont un peu moins détestables que les victimes, plongées dans leurs délires racistes et leur violente propagande.

Ambiance noire pour une vraie enquête, où se mêlent pistes et suspects, mais aussi dégoût et amertume. Cette tonalité sombre convient parfaitement au récit, dans lequel la jeune collègue de Blacke apporte une lueur plus positive. Michaël Moslonka nous propose un polar bien maîtrisé, donc fort réussi. À découvrir !

Claude Le Nocher

(Chroniqueur polar)

Son autre site:http://abcpolar.over-blog.com

 

 

Le 8 novembre

une chronique de Murielle Lucie Clément sur le site www.pauvre-mais-sexy.com

 

Moslonka: un flic comme on les voudrait

A minuit, les chiens cessent d’aboyer de Michaël Moslonka dresse, loin des stéréotypes du genre, le portrait de son héros. Ce dernier, seul dans son appartement, ressasse l’enquête en cours. Il aimerait s’endormir après sa douche, mais les chiens du voisinage l’empêchent de trouver le sommeil. Alors, : « Il enfile son pantalon de la veille, son maillot de la veille, son pull de la veille. Il y ajoute son blouson. Voilà cinq ans qu’il ne le quitte jamais. Qui pourrait croire qu’une veste fabriquée par des enfants chinois puisse tenir aussi longtemps ? Personne. La sienne doit être une exception. Seuls les coudes sont élimés. Les clébards, eux aussi, ils doivent être made in China. Ils sont omniprésents, infatigables. Insupportables. »

Pour combattre l’insomnie, David Blacke se rend au bar voisin : « Le Joker est un bar enfumé malgré la loi. Ici, l’interdiction de fumer dans les lieux publics, on s’assoit dessus ». Là, les préjugés ont peu de chance, la loi commune est le tabagisme ambiant. «  Les habitués du Joker sont une poignée. Tous rougeauds, les pifs énormes, leurs yeux bovins rendus brillants par le trop-plein d’alcool et la ferveur des débats populistes. Il y a une dame avec eux. Petite, grasse. Blonde. Elle s’empiffre de cacahuètes et bavarde en mâchant. » Chacun dans son rôle, ils se supportent sans s’insupporter.

Un cadavre découvert sur le parking du supermarché change les habitudes, les rites, les réflexions, aussi. Qui est l’assassin de Dylan Druelles ? «  La victime : cheveux rasés, yeux bruns, peau blanche. Son âge ? Dans la trentaine, à première vue. Le capitaine parierait sa chemise que le macchabée a 32 ans. Les yeux sont grands ouverts, sûrement sur son meurtrier. Celui-ci a déguerpi depuis belle lurette. Ou pas. Blacke en profite : des renforts sont venus de Marles-les-mines, la commune voisine. Il envoie donc une patrouille à pied et deux voitures ratisser les environs. Quand on peut jouer aux cowboys et aux indiens, il serait dommage de s’en priver. De toute manière, il ne croit pas qu’ils appréhenderont un suspect. Il en parierait son pantalon. On ne largue pas un cadavre comme ça, sans prévoir ses arrières. Car, à première vue, le macchabée ne vient pas d’ici. » Trois lettres tatouées sur son torse donne un air d’énigme à ce qui est peut-être une rixe de bac à sable, ne serait-ce qu’on a tranché la langue de Dylan. L’allure de néonazi n’échappe pas à Blacke. Mais, de là à abandonner la chasse au meurtrier car il aurait rendu service à la société, il y a un pas que Blacke ne franchira jamais pas plus que sa coéquipière, la lieutenante Laribi qui le seconde de son mieux dans cette épreuve terrifiante qu’est la confrontation à un premier corps trucidé. Blacke, fait ce qu’il doit : son métier.

Dans ce polar, Michaël Moslonka réussit une critique cinglante de notre société tout en gardant une écriture digne qui fait honneur aux lacunes des uns et des autres tout en respectant leur valeur humaine. Un vrai tour de force.

Murielle Lucie Clément

(Docteur ès Lettres, critique littéraire)

Son site: www.muriellelucieclement.com

 

 

 

 

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