INSPIRATIONS :

 

Tout comme dans son 1er roman, «Le Masque de l’Archange», Michaël Moslonka a puisé dans son imaginaire musical et cinématographique pour nous offrir «l’Enfant du Placard et la Méchante Sorcière de l’Est de la Rue du Masque».

Mais avant toute chose l’histoire ne serait pas l’histoire sans son expérience d’éducateur et une importante référence à Boris Cyrulnick.

En effet, Michaël Moslonka a travaillé auprès d’enfants en difficulté sociale et familiale (comprenez enfants ayant subi des violences, des abus, des carences). Elvis, l’Enfant du Placard, est l’un de ces mômes vivant cette terrifiante réalité. Terrifiante réalité. Nous voici maintenant sur le terrain du neuropsychiatre et éthologue français Boris Cyrulnick et de la résilience, un terme légèrement barbare pour nommer la capacité pour une personne (enfants et adultes) de surmonter et faire fi de l’événement traumatique subi.
« Quand le réel est terrifiant, la rêverie donne un espoir fou », citation de Boris Cyrulnick (cf son livre « Un Merveilleux Malheur ») est le leitmotiv de Michaël Moslonka pour qui l’imagination, le rêve, l’espoir sont de formidables remparts contre la dure réalité. Des armes efficaces pour l’affronter. Un tuteur de résilience en soi.

L’imaginaire. Nous y voici. Celui de la musique. Du cinéma.

La Musique tout d’abord :
Le grand frère d’Elvis, Johnny, écoute du Nirvana : « Smells like teen spirit » ( « ça sent comme l’esprit du teenager »)
Et sa mère adore Le King, Elvis Presley. C’est pour elle un prince charmant. Le père lui déteste ce chanteur de rock américain. Il est facile d’imaginer, vu le nom du grand frère, quel chanteur il préfère (même si cela n’est pas écrit noir sur blanc dans le texte).
Elvis Presley qui chante Katie Melua, cette jeune chanteuse géorgienne, pour annoncer Charly le Pistolero (« Tiger in the night ») .

Et maintenant le cinéma :
Pour Charly, le chat Pistolero, l’auteur s’inspire de son propre chat et des westerns spaghettis de Sergio Leone, principalement du film Le Bon, la Brute et le Truand avec l’inconditionnel Clint Eastwood. D’où cette phrase sortie des babines de Charly : « There are two kinds of spurs, my friend : those that come in by the door, and those that come in by window ! »

La bande annonce de film d’animation Shrek 2 lui a montré l’existence d’un chat roux, mousquetaire et maniant le fleuret. Alors pourquoi pas un chat noir avec des flingues ?

L’inspiration cinématographique ne s’arrête pas là. Elle puise aussi dans les univers du Magicien d’Oz, d’Alice au Pays des Merveilles et de Pinocchio (Lord Rat-Blay n’enviant rien à Jiminy Cricket).

Mais l’univers musical et cinématographique n’est pas tout. Il y a également celui, incontournable même pour un écrivain, de la littérature :
La Tour Sombre de Stephen King, la sorcière de la rue Mouffetard de Pierre Gripari et les contes traditionnels qui ont bercé l’enfance de l’auteur ont également inspiré sa plume.

Finalement, l’auteur s’inspire aussi des origines d’Halloween et de l’imagerie populaire du chat et des sorcières.

Et si la résilience via le fabuleux est son leitmotiv, il fait en sorte de décrédibiliser les représentations sociales négatives et réductrices et de montrer qu’il ne faut se fier ni aux apparences, ni à l’image déterminée par le passé. Et ses deux idées sont sûrement les inspirations les plus importantes de son ouvrage.

 

R.A. LOGAN

 

 

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